Vue du ciel sur la Garonne et le Pont levant Chaban-Delmas au coucher du soleil (c) Philippe Caumes - GTM - CCV AIR

Un volume de recettes en baisse et des dépenses qui continuent leur progression

> Dépenses réelles nettes : 1,313 Md€ en augmentation de 5,39 % par rapport à celles de 2015
> Recettes réelles nettes : 1,403 Md€ en légère baisse de -0,87 % par rapport à celles de 2015, en raison d’une diminution importante des recettes d’investissement de -32,43 % à 261,82 M€ (387,50 M€ en 2015)
> Résultat brut de clôture : 221,865 M€
> Résultat net de clôture : 126,55 M€ pour 152,18 M€ en 2015, en baisse significative de 16,8 % par rapport à 2015, la baisse constatée depuis 2013 atteint 24,4 %. Cette évolution du résultat net 2016 s’explique en partie par de moindres recettes d’investissement (en baisse de 32,4 % par rapport à 2015), résultant de la volonté de contenir le niveau d’endettement en évitant le recours à l’emprunt pour financer les investissements (y compris les reports sur l’exercice 2017).

Des recettes de fonctionnement qui continuent de s’accroître en dépit d’une baisse des dotations.

> Les recettes réelles de fonctionnement s’élèvent à 1,142 Md€ en augmentation de 11,9 % par rapport à 2015 malgré une baisse continue des dotations versées par l’État
> Les dotations reçues en 2016 représentent encore près de 47 % de l’ensemble fiscalité / dotations (soit 265,186 M€ pour 564,560 M€ des recettes fiscales et dotations)
> Les contributions directes (hors rôles supplémentaires et hors TEOM affectés au Budget annexe « Déchets ménagers et assimilés ») et les compensations fiscales s’élèvent à 399,192 M€ (pour 396,456 M€ en 2015) représentant 35,4 % (pour 39,9 % en 2015) des recettes réelles consolidées de fonctionnement, hors produits de cession et reprise de provisions
> En 2016, le produit de la Taxe d’enlèvement des ordures ménagères TEOM s’est élevé à 91,459 M€ (contre 83,687 M€ en 2015), soit une progression de 9,3 % pour +2,7 % en 2015
> Le produit du Versement Transports (173,136 M€) progresse de 3,89 % par rapport à 2015

Des dépenses réelles d’investissement en baisse, le programme d’équipement est impacté par la diminution des investissements du tramway.

> 2,49 Md€ de dépenses d’équipement depuis 2011

> Les dépenses d’équipements mandatés ont atteint 353,313 M€ en 2016, en baisse de -9 % par rapport à 2015 mais il convient de nuancer cette baisse car hors investissements du tramway, le programme d’équipement se maintient globalement

> Les dépenses de transports baissent en 2016 (148,293 M€ contre 187,35 M€ en 2015)

> Le pourcentage des crédits mandatés ressort à 59,46 % en 2016, en diminution par rapport à 2015. Hors investissements pour le tramway, il se maintient à 60,16 % (61,81 % en 2015)

Des dépenses de redistribution aux communes impactées par le schéma de mutualisation, Bordeaux Métropole reçoit désormais des communes une Attribution de compensation nette.

> Les dépenses dites « de redistribution » directes s’élèvent à 57,970 M€ en 2016 contre 89,180 M€ en 2015

> Bordeaux Métropole reste une des entités les plus redistributrices au sein des métropoles de plus de 200 000 habitants (enquête France urbaine de mars 2017) avec une DSM versée de 44.21 € par habitant

> L’épargne de gestion (318,004 M€), l’épargne brute (302,553 M€) enregistrent une baisse alors que l’épargne nette (244,318 M€) enregistre une hausse par rapport à 2015

L’année 2016 constitue une année de désendettement pour Bordeaux Métropole. En effet, cet exercice a été marqué notamment par le très faible recours à l’emprunt puisque seul un emprunt de 5 M€ a été souscrit auprès de l’Agence France Locale (AFL) pour financer le budget annexe réseaux de chaleur

> La capacité de désendettement s’établit à 1,84 années au 31 décembre 2016 (pour 1,92 années en 2015)

> L’encours de la dette de Bordeaux Métropole a logiquement diminué de 8,58 %, passant de 609, 757 M€ au 1er janvier 2015 à 557,443 M€ au 31 décembre 2016